mercredi 24 septembre 2008
Carnet de vacances (4)
08.07 - Gigaro from Anne. on Vimeo.
dimanche 21 septembre 2008
Carnet de vacances (3)

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Mardi 29 Juillet 2008
22h. La Petite à la main, la Grande un peu plus loin, nous nous tenons à l'écart d'un groupe d'adolescents et jeunes adultes assis en rond autour d'un feu de camp sur la plage. Ils chantent.
" Ouah, tu as vu toutes ces étoiles dans le ciel ? ", s'étonne Charlie. "J'ai jamais vu ça !", répond Eléonore.
Celle qui s'allume et s'éteint, là-bas, c'est la lumière du phare sur une des îles d'Hyères. "Et celle qui brille le plus, c'est l'étoile du berger. Elle s'allume en premier !".
Mercredi 30 Juillet 2008
Un gros crocodile vient de naître dans le sable tout comme Anémone la tortue, hier. Construire, reconstruire, façonner, inventer le rêve. Et si ce n'est plus là demain, cela nous importe peu; tout peut renaître du sable.
Les jeux dans l'eau: un exutoire. Eclater de rire tous ensemble, ouvrir les bras pour accueillir Léo, qui depuis deux jours demande à nager seule: quoi de mieux ? Le liquide. Notre tout premier lieu de vie. C'est sans doute pour cela que c'est un plaisir de s'y (re)plonger, jouer, tourner, se laisser flotter, éclabousser.

L'eau est cristalline. Cristalline passion.
Il est l'heure des courses. J'aime l'aspect vie quotidienne qui nous fait profiter de l'odeur de poulet rôti devant le petit Spar de Gigaro, le bureau de tabac qui vend plus de jouets, crèmes et lunettes que de journaux, les gens qui font leurs courses en paréo, l'air le moins pressé du monde, et d'autres qui passent sur le trottoir, objets gonflables non identifiés à la main, tongs traînantes, pour aller manger mid... euh... treize heures (qu'importe, en vacances, on ne regarde pas l'heure), dans une détente exemplaire, chaperonnée par la perspective de la sieste, puis la plage ou la piscine, puis...
20h00, j'arrive à la Brigantine avec ma presque pré-ado pomponnée, coiffée, bijoutée. Ici, on vit pieds nus, même pendant les repas, au cours desquels on se lève lorsqu'on en a envie, pour papillonner sur la plage. On vit dehors, en pleine nature, et surtout au bord de l'eau, dans la douceur et la chaleur d'un sable onctueux.


Un groupe d'adultes et autant si ce n'est plus d'enfants dînent sur la plage, sur des couvertures. Eléonore court, joue, crie au ciel, à l'eau, tout son bonheur. Alors que la nuit est tombée, le bar se pare de pailles lumineuses, que les enfants sur la plagent jettent au ciel en criant en choeur, sous les flashs des appareils photo. Et au bout de "trois", s'il vous plait. Au bout de la douce euphorie de "trois". Un, deux, trois !
Il est tard, lorsque je me couche auprès de Charlie.
" - Je ne veux pas que tu partes demain, Anne.
- N'y pense pas, on n'est pas demain, on a encore toute une nuit pour nous. "
Et ma petite fleur de fermer les yeux face à moi, en me tenant fermement la main. Quelques minutes passent, les doigts se desserrent; Charlie dort, paisible. La mer veille sur nous; rêvons.
Rêvons.
samedi 20 septembre 2008
Carnet de vacances (2)

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Jeudi 24 Juillet 2008
A moi Gigaro (Var) !
Vendredi 25 Juillet 2008
9h00, je me réveille au milieu du lit. Je me lève, enfile un haut ample, ouvre la baie vitrée, le volet vert, puis m'avance vers la rambarde du balcon, sur laquelle je pose mes deux mains. Les cigales chantent (et au bout du séjour, ça vous prend la tête!), je ne vois... que des plantes, et du ciel. J'inspire un bon coup: ce sont les vacances !
Le programme d'aujourd'hui ? La plage, bien sûr. "Je reviens, je vais taquiner l'eau !"
Et je retrouve les joies des repas au grand air, sur la plage.

Samedi 26 Juillet 2008
Visites. Les ruelles de Ramatuelle sont un labyrinthe protecteur.
16h00, nous retournons à Gigaro quand... "Bip bip, bip bip" un sms ! : "Nous sommes arrivés :D !". Il y a un an, grâce à mon blog, je les rencontrai dans ce même lieu, à 900km de chez moi, à 400km de chez eux. Abolie, la distance.
Ils sont en train de descendre la route qui mène à la location. La petite court vers moi, les bras écartés, en partant de loin et en criant mon prénom plusieurs fois. Quel bonheur ! Je doute qu'il existe un égal à cet amour pur, spontané. En quelques secondes, je suis devenue la fille la plus gâtée du monde, d'autant que la grande vient à son tour de me sauter dans les bras.
Après une fin d'après-midi château-de-sablesque, les cocktails du jour nous attendent au bar. Sur le sable, Charlie fait tourner les balles au bout des chaînes. Eléonore me prend la main, m'emmène comme s'il se tramait un projet bien rôdé, se pose sur les transats empilés et me demande: "Raconte-moi une histoire". L'épreuve de l'histoire à inventer dans la minute... il y a un an, c'était ta grande soeur qui me demandait cela. Ce sera pour toi une histoire de papillon à la mer. Tu m'écoutes, si calme. Il n' y a pas pour moi de plus grande satisfaction qu'un enfant qui apprécie l'histoire qu'on lui peint, les yeux écarquillés et perdus dans le vide, vers l'horizon, la bouche entrouverte. Voilà, mon coeur, de quelle manière je me sens forte, importante, grande, et...
Elle m'attrape une mèche de cheveux... "Ils sont beaux tes cheveux, Anne !". Et le son et la vision des vagues serties de la lumière du soleil couchant m'enivrent. Je me saoule de ces minutes précieuses.
Dimanche 27 Juillet 2008
"C'est le paradis avec un grand P, ici", dis-je une fois dans l'eau.
Cet après-midi, à la location, les demoiselles prennent leur goûter: petits beurres et lait. "Je suis contente que tu sois venue, Anne", me dit Léo du haut de ses trois ans. "Tu as déjà goûté, toi ?"... j'ai l'âge d'être une adulte, dans un monde d'adulte, et ma Charlie me demande si j'ai déjà goûté. Je ne suis pas une vraie adulte, je suis une enfulte, et elle le sent. La question, si naturelle, est délicieuse, comme un petit sacre.
Un peu plus tard à la plage, Léo vogue sur son bateau en riant aux éclats lorsqu'on le pousse avec vigueur.
Charlie me confie: "Au début, je croyais que tu étais ma meilleure amie, mais en fait ce n'est pas ça. Tu es ma grande soeur de coeur."
Après le dîner, deux pas nous amènent au bar, chez Pépé de Pirate. Il vit, comme tous les soirs, à travers
sa musique lounge, ses pailles lumineuses de mille couleurs, sa serveuse au chapeau melon, les bateaux amarrés, les lumières de Cavalaire, la mer, l'horizon, que l'on voit parfaitement malgré la nuit, cette nuit des grands espaces, qui ne vous perdra jamais dans un noir total, même lorsque les lumières humaines s'éteignent. Les enfants jouent sur la plage, jouissant de leur liberté. La plage, c'est la liberté. Même la nuit. On a le droit d'aller y jouer, tout seul. Et c'est bon. J'ai rarement vu la mer si calme.
Lundi 28 Juillet 2008
Eléonore est à plat ventre sur le matelas gonflable, et vogue. Je suis dans l'eau, face à elle. Elle me tient les mains. "Comme ça, tu ne peux pas tomber". L' histoire du jour ? Celle d'un poisson rose à pois blancs.
St-Tropez accueille notre flânerie de l'après-midi. 35 000 euros la robe dans la vitrine, mais je préfère mon jus de fruits pressés. A l'arrivée sur le port, je souris face à l'excitation de ma Charlie, 10ans, ébahie par tous ces grands bateaux. Elle voudrait voir des stars. D. me dit: "Il y a Paul-Loup Sulitzer droit devant toi", alors que s'amarre le yacht de Roberto Cavalli.
La nuit tombée sur le port, Eléonore s'exclame: "Ici, c'est comme le pays imaginaire !".
jeudi 11 septembre 2008
Carnet de vacances
Mercredi 23 juillet 2008
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Arnas. Ainsi commencent mes vacances: dans la cour du château de Longsard, sous le cèdre du Liban tricentenaire, accueillie par Barky, Puppy et Prisca, les trois chiens, et Merlin, le chat.
Promenade là haut sur la coline ("La vue sur le Beaujolais y est magnifique", a-t-il dit): flotte une odeur d'herbe, d'arbres fruitiers, de vignes des côtes de Brouilly, de leur terre, de chemins de promenade, de soir-alors-qu'il-fait-encore-jour. C'est un lumière à enfance, ça. De ces étés où l'on peut jouer encore dehors, avant, et après le repas, parce que demain matin le réveil ne sonne pas.
Pour le dîner, nous sommes quatorze sous les tilleuls. Le principe de la table d'hôtes, la plupart du temps, c'est de manger tous ensemble, même si on ne se connaît pas. L'on devient interlocuteurs d'un soir, d'abord un peu silencieux, puis prolixes, sans se soucier de qui sont vraiment ces autres. Nous sommes un peu pareils, là, à partager l'instant présent, et en fin de compte, on disserte sur l'excellent poulet-sauce aux olives et pruneaux, sur Vénus ou la cloquette (qui se met à chanter car la nuit est tombée), que ce soit avec l'allemande qui vit en Floride, le couple de chirurgiens-dentistes danois, ou l'américain critique d'art. Il parle de the intensity of the light, alors qu'il n'existe plus que la lueur de la bougie, celle de l'astre, et celles des villes au lointain. "You can not understand Cezanne, tant que vous n'êtes pas allés on the places of his paintings.", dit-il. "There, you see the lights, and colours, seasons...", lui répond-elle d'un air mi affirmatif, mi-questionnant.
Vous avez...un...nouveau message.
Problème d'ordinateur. Je reviens sous peu !











